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Poésie: Byron!

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AuteurMessage
Charlie
Myste de Dodone


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MessageSujet: Poésie: Byron!   Dim 15 Juin 2008 - 23:59

Je suis tombé sur ce bouquin sur Amazon, et je l'ai commandé.

Résultat, une édition en version bilingue comme je les aime!

Et des poèmes beaux à tomber par terre:!

Conseil d'ami, ne ratez pas ca!
_________________
Ceux qui oublient le passé sont condamnés à le revivre
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Tanit
Dominus et Deus


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MessageSujet: Re: Poésie: Byron!   Ven 20 Juin 2008 - 14:56

Charlie a écrit:
Et des poèmes beaux à tomber par terre:!

Tout à fait d'accord avec toi Very Happy

[...]
CAÏN. --- Je vis,
Mais je vis pour mourir. Et, alors que je respire, je ne vois rien
Qui rende la mort haïssable, sinon un attachement innée,
Un instinct vital, aussi détestable qu'invincible.
Je l'abhorre autant que je me méprise,
Et reste pourtant incapable de le dominer...
Ainsi, je vis. Si j'avais pu ne jamais vivre !
|...]




[...]
CAÏN. : --- Pourquoi est-ce que j'existe ?
Triste, pourquoi l'es-tu, toi ? Pourquoi tous les êtres le sont-ils ?
Celui qui nous a faits l'est certainement aussi, puisqu'il est le créateur
D'êtres malheureux ! Engendrer la destruction
Ne saurait être l'oeuvre du bonheur,
Et pourtant mon père Le dit tout-puissant.
Pourquoi alors le mal existe-t-il, s'Il est bon ? J'ai posé
Cette question à mon père. Il a dit
Que ce n'était qu'un chemin
vers le bien. Quel bien étrange, celui qui doit naître
De son ennemi mortel. Dernièrement, j'ai vu
Un agneau se faire mordre par un reptile : la pauvre bête
Gisait à terre, la bave aux lèvres, sous les bêlements
Vains et pitoyables de sa mère affolée.
Mon père a cueilli des herbes, les a appliquées sur
La blessure. Peu à peu, la pauvre créature sans défense
A repris sa vie insouciante et s'est levée pour téter
Le lait de sa mère qui se tenait, toute tremblante, au-dessus d'elle,
Léchant avec ardeur ses membres dont la force renaissait
"Vois, mon fils, m'a dit Adam, comme du mal
Jaillit le bien !"

LUCIFER. --- Qu'as-tu répondu ?
[...]
_________________
Tout choix est effrayant, quand on y songe: effrayante une liberté que ne guide plus un devoir. A. Gide (les Nourritures terrestres)
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