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 L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques

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nidor
Pirate de Cnide
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MessageSujet: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Mer 13 Fév 2008 - 22:20

Je vous présente ce qu'en en pense :

Les Romains possédaient aussi bien une armée terrestre que navale, cependant, ce sont sur terre que leurs troupes ont montrés la plus grande efficacité.
Aux temps dont nous parlons, l’armée est toujours celle que Camille avait jadis organisée, au 4eme siècle.
Elle nous est bien connue sous le nom de légion, cependant, cette dernière n’était que l’élément de base de l’armée.
Contrairement à Carthage, Rome n’engageait dans la légion que des citoyens romains, constituant ainsi une force patriotique fiable, ayant un autre but que l’argent.
Lors des guerres puniques, la légion est théoriquement composée de 30 manipules, elles mêmes divisées en 2 centuries. Malgré ce nom révélateur, les centuries ne comportaient alors que 60 à 80 hommes, pour un total de 4250 hommes.
Ces soldats étaient répartis sur 3 lignes de légionnaires, accompagnés des troupes légères.
Si l’on exclus ces derniers, le premier rang est occupé par les troupes les moins expérimentées au nombre de 1200. Ce sont les plus jeunes : les « hastatis ».
Ils sont censés fatiguer l'ennemi et le tenir en respect jusqu'à ce qu'intervienne la ligne de bataille suivante de l'armée romaine. A ce titre, ce sont donc des hommes très capables.
Au deuxième rang, les « princeps », en nombre identique.
Il s’agit de vétérans endurcis, ayant de l’expérience au combat.
Ils doivent remplacer les hastatis une fois ceux-ci fatigués ou mis à mal, et, étant des combattants plus efficaces, l’ennemi succombe souvent face à ce regain d’opposition soudain.
Pour finir, les « triariis », des troupes d’élites d’un certain âge occupent la troisième ligne. Les légions en compte 600, soit 2 fois moins que leurs homologues plus jeunes.
Ce sont en effet des combattants d’un certain âge, vétérans parmi les vétérans.
De plus, ils sont issus des classes aisées de la population romaine et pourvoient à leur équipement.
Une expression romaine permet de bien se rendre compte de leur utilité : « Aller aux triariis », ce qui signifie entrer dans le vif du sujet, aller jusqu’au bout.
De fait, c’était leur rôle de n’enter en action qu’au moment crucial de la bataille, et sont les seules troupes qui n’étaient pas remplacées, ce qui les obligeait à rester jusqu’à la fin, bien que la bataille touchait déjà bien souvent à sa fin.
Comme toute armée qui se respecte, Rome dispose également d’une cavalerie.
Cependant, les effectifs en présence sont moins « respectables »…
Malgré le nombre restreint d’ «equites », les Romains les ont subdivisés en 10 turmes de 3 décuries, ce qui nous fait 300 cavaliers au total.
Cette lacune vient sans doute du fait que les cavaliers romains doivent être issus des familles riches, lesquelles pouvaient se passer d’entrer dans l’armée.
Si les nobles servaient dans l’armée, c’est, qu’à l’opposé des marchands de Carthage, le service militaire était un honneur à leurs yeux.
De plus, les Romains n’ont jamais étés de bons cavaliers.
On peut je crois affirmer que ce manque de cavalerie va contribuer largement à certaines de leurs défaites sanglantes, notamment à Cannes.
Mille deux cents « vélites » étaient adjoints à ces effectifs. D’équipement médiocre, ils avaient le rôle souvent sous estimé de provoquer l’ennemi, de le fatiguer, et de le pourchasser lors de sa fuite. Leur légèreté était idéale pour ces opérations. Ils s’équipaient souvent de frondes ou de javelots.
Ils n’avaient pas de place bien définie, bien qu’ils soient généralement situés devant chacune des trois lignes de légionnaires.
La légion n’était pas la seule force dont disposait Rome. Les alliances contraignantes qu’elle imposait à ses citées alliés les obligeaient à fournir presque autant de troupes que Rome n’en disposait déjà.
Surtout, ces alliés fournissaient à Rome des cavaliers, ce dont elle avait grandement besoin.
Lors des campagnes, les Romains se voyaient parfois contraints de recruter de nouvelles troupes parmi la population locale (Ibères, gaulois, Baléares, Numides, etc.…), mais les Romains ne se fiaient pas à ces hommes qu’ils ne connaissaient pas bien, et répugnaient à faire appel à eux.
Ce manque de confiance en eux était si fort que lorsque les citoyens romains venaient à manquer, ils préféraient engager affranchis, esclaves, et même des adolescents de moins de 17 ans dans les légions.
C’est une autre différence capitale entre Rome et Carthage, cette dernière se contentant de fournir des généraux. Cette différence est d’autant plus marquée que Rome avait une extraordinaire capacité de recrutement, comblant constamment ses pertes, mobilisant jusqu'à 25 légions, au prix d'une pression épuisante sur ses alliés

Comme je l’ai dit plus haut, cette homogénéité contribuait grandement à avantager les Romains sur le champ de bataille. Sans compter la discipline de fer à laquelle les légionnaires étaient soumis. Après Cannes, il devint tout bonnement obligatoire aux soldats de prêter serment de ne pas reculer devant l’ennemi, ce qui rendait officiel les pactes qu’ils s’échangeaient déjà auparavant. La transgression de cette règle pouvait entraîner une condamnation à mort, ce qui n’est pas sans me rappeler Staline…
Mais toutes ces particularités n’auraient pas conduit à la domination de Rome si ses soldats ne disposaient pas du meilleur armement de l’époque.
Il est à noter que l’équipement le plus connu est celui que Marius imposa vers le 1er siècle avant JC. Or, l’équipement Romain de l’époque n’était pas en tout point semblable à celui là, loin s’en faut. Il faut aussi savoir que ce sont les Puniques qui introduire l’usage du glaive dans la méditerranée. Les combats se déroulaient toujours à l’aide de lances avant cette nouvelle arme. Les Romains l’adoptèrent rapidement.
Ils « empruntèrent » par la suite aux espagnols leur épée capable de frapper aussi bien de la pointe que de taille, leur ancien glaive ne frappant que de la pointe.
Je vais décrire séparément l’armement de 4 types de troupes majeures de Rome, car il est difficile, voire impossible d’en faire une description globale.

Premièrement, les « equites ». On l’a vu, ce sont les familles aisées qui forment ces troupes indispensables. Ce sont elles qui devaient fournir leur équipement, tant leurs armes que leur monture. On le voit sur l’image, ils sont assez bien armés, bien qu’ils n’aient ni l’équipement ni le talent des Carthaginois.
Ensuite, les « hastatis ». Leur équipement comprend un glaive, un casque de bronze, un grand bouclier et une cuirasse. Ils disposent également de deux pilums qu'ils lancent sur l'ennemi avant de se lancer dans le combat rapproché. Le pilum est un javelot lourd fort bien conçu, doté d'une pointe en fer et d'une hampe souple ; celle-ci se tord à l'impact, ce qui empêche de l'arracher et gêne considérablement le mouvement.
Pour suivre, voici les « princeps ». Chacun est doté du même équipement que les « hastatis » mais la cuirasse fait place à une cotte de maille.
Enfin, les « triariis ». Malgré leur équipement très spécial pour l’époque puisque essentiellement prévu pour la mêlée, les Romains ont dû conserver le modèle de combattants de leurs prédécesseurs étrusques : les piquiers lourds. Ils portent une longue pique de type hoplite, la « hasta », un long bouclier similaire à celui des deux autres types d’infanterie … et un glaive bien entendu.

En outre, les Romains, bien qu’ils ne soient pas réputés comme les meilleurs stratèges à cette époque, étaient sans nuls doutes les plus organisés.
Non seulement cette division en manipules, centuries etc était on ne peu plus efficace, mais sûr le champ de bataille même les légions constituaient des unités très mobiles. Cela est en partie dû à leur formation en trois ligne, qui de plus, était en quinconce afin de permettre le retrait des troupes plus facilement, et, plus tard, d’éviter les charges d’éléphants en créant des couloirs.

Cette organisation fit leur force : A la fois très manoeuvrable, compacte et homogène la légion surclassa même l’unité la plus répandue en Méditerranée, à savoir la phalange.

De plus, leurs adversaires devaient affronter une armée homogène, dont les hommes étaient choisis 4 par 4, de tailles et de forces semblables ; un corps de combattant endurcis par les 20 ans de services obligatoires dés leurs 17 ans, habitués aux marches forcées, équipement sur le dos ; en d’autres termes, des surhommes…


Si le général carthaginois leur a fait subir de si lourdes défaites, c’est parce qu’il était fin stratège, certes. Mais les Romains n’étaient pas idiots non plus. Hannibal était tout simplement un homme que je vais qualifier de vétéran, alors que les chefs d’armée romains, les consuls, devaient rendre leur tablier tout les ans. Ces derniers n’avaient donc pas la possibilité de profiter pleinement de leurs acquis stratégiques.
La seconde guerre punique bouleversa les coutumes romaines. Certes, Rome comptait de nombreux hommes en âge de servir dans l’armée (17 à 25 ans pour le recrutement), mais pas assez que pour poursuivre une si longue guerre.
D’autant plus que durant la funeste période -218-216, les Romains ont eut à pâtir de plusieurs dizaines de milliers de morts…
Au début de cette guerre Rome disposait de 6 à 8 légions (25 000 à 30 000 hommes), plus les alliés ce qui constituaient une force de 50-60 000 hommes.
On comprendra peut-être mieux pourquoi je dis que cette guerre bouleversa les coutumes si l’on sait que les Romains durent mobiliser jusqu’à 28 légions au plus fort de la guerre !
Après Cannes, Rome leva une armée de 140 000 hommes, auxquels s’ajoutaient presque autant de troupes alliées.
Pourtant, tel Hannibal, Scipion ne disposait que de 40 000 combattants lorsqu’il débarqua en Afrique.
Hannibal devait disposer d’un peu plus d’infanterie, mais bien moins de cavaliers, sans compter la qualité des forces en présence, au net avantage de Scipion.
Ainsi, alors que Carthage n’apportait à ses généraux qu’un soutien minimal, Rome n’hésitait pas à se saigner à blanc pour leur procurer des troupes.
Tandis qu’Hannibal voyait son armée et ses ressources diminuer, Rome remplaçait immédiatement chaque homme tombé. Cela est du à son incroyable fermeté et à son organisation militaire exemplaire.



Pour ce qui est des forces maritimes, Rome fit preuve d’une capacité d’adaptation incroyable. Pour bien comprendre, je vais rapidement faire l’exposé de la marine Romaine avant la première guerre punique.
Au moment où Rome commence à soumettre le Latium après avoir vaincu les Samnites, les Volsques et les Romains entrent en conflit.
Antium, leur capitale possède une marine efficace. Les Romains, à leur habitude se battent sur terre et écrase leurs adversaires. Ils qualifient Antium de « ville pirate », la pille puis détruisent tous leurs navires. On peut supposer qu’ils n’auraient pu les manœuvrer, car dans le cas contraire, les Romains se furent montrés particulièrement stupides.
Rome imposa donc son autorité à la ville, mais l’empêcha de construire d’autres navires, se privant par là de la puissance maritime de cette citée.
C’est en -311, sous le commandement de M.Decius, que sera formée sa première marine.
Pourtant, lorsqu’en .264 Rome décide d’envahir la Sicile, elle ne possède pas suffisamment de navires puisqu’elle doit faire appel aux Grecs de Naples, Tarente, Locres, Elée et à Antium pour s’en construire.
Trirèmes et pentécontores sont alors les meilleurs navires d’Italie.
Les Romains n’ont toujours pas perçu l’importance de contrôler la méditerranée pour assurer leur hégémonie. Ce sont toujours des paysans et non des marchands.
Et c’est là que réside leur capacité d’adaptation. Car ce ne sont pas les meilleurs marins de l’Antiquité qui ont gagné la guerre, mais ces redoutables fermiers.
Pour mettre à l’eau quelques cent quinquérèmes et vingt trirèmes les Romains avaient besoin d’un modèle et d’ateliers navals.
On sait aujourd’hui que le modèle sera celui d’un navire punique, la question restant de savoir comment les Romains s’en étaient emparés.
Deux hypothèses : Soit les Romains auraient fait appel à des marins grecs pour obtenir ces plans, soit ils auraient copiés le modèle d’un navire échoué sur leurs berges.
Quoiqu’il en soit, les Carthaginois furent victimes d’espionnage industriel.

Pour ce qui est des chantiers navals, les Romains n’ont pas lésiné sur les moyens :
Tous ceux de l'Italie méridionale furent mis à contribution. Il faut comprendre par là que les Romains faisaient appel aux grecs de la Grande-Grèce pour la construction, et selon moi pour les marins.
Quoiqu’il en soit, il restait aux Romains un problème de taille. Se munir d’une flotte c’est une chose, devenir des marins expérimentés, c’en est une autre, surtout à côtés des Puniques.
Bien conscient de cela, les Romains cherchèrent dans un premier temps à éviter l’accrochage.
Ils ne réussiront pas totalement la prouesse, et durent également pâtir des éléments naturels qu’ils n’avaient pas l’habitude de prévenir.
La situation s’inversa lorsque le consul Duilius mit au point le « corbeau ».
Quand je dis « s’inversa » je signifie par là que les affrontements navals tournèrent en leur faveur, mais il fallu encore aux Romains de longues années avant de se familiariser avec la mer.
Si le « corbeau » était si efficace, c’est qu’il empêchait aux carthaginois d’effectuer l’éperonnage, leur tactique de prédilection, tandis qu’il permettait à l’infanterie romaine d’aborder le navire dans un combat « terrestre » où ils avaient l’avantage.
Rome deviendra alors la première puissance maritime en l’espace de quelques années seulement.
Je pense donc qu’il est important de préciser un peu ce dispositif ingénieux.
Une sorte de passerelle située à l’avant du navire était maintenue en oblique de manière à s’abattre sur un bateau ennemi assez proche grâce à un système de poulies.
Un lourd poids de fer en forme de bec de corbeau se figeait dans le pont adverse.
Les deux navires étaient alors arrimés et l’infanterie Romaine pouvait aborder le bâtiment ennemi.


La maîtrise maritime, leur permit de garder le contact avec l'armée envoyée en Espagne, tandis que la flotte punique n'osa jamais un affrontement naval. Elle leur assura aussi le ravitaillement en blé depuis la Sicile, la Sardaigne et l’Espagne, ainsi que ses contacts diplomatiques avec les adversaires de Philippe V.
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deprosagios
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Lun 14 Juil 2008 - 18:25

Si je peux me permettre, le "gladius hispaniensis" est la première arme d'estoc des Romains et ne frappe pas de taille (il peut trancher, mais pas dans un coup de taille) : c'est à l'époque de son adoption que les légions adoptent le scutum rectangulaire qui est incompatible avec une frappe de taille
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Périclès_72
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Ven 22 Aoû 2008 - 18:05

j'ai "créer" un petit schémas sur l'armée romaine au temps des guerre Puniques avant la réforme de Marius


par contre Nidor pour les marins grecs, Polybe cite l'incompétence des marins romains au début de la 1ere guerre punique
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Steuf
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Ven 22 Aoû 2008 - 18:35

C'est vrai que les Romains n'étaient pas à l'aise sur de la flotte. La dimension maritime du conflit avec Carthage leur a un peu forcé la main, ça leur a bien profité au final.

Juste une remarque : dis-moi Périclès comment on peut répartir 1200 hommes en 20 centuries de 30 ? ^^

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Périclès_72
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Ven 22 Aoû 2008 - 18:49

oh M**** je suis toujours aussi C**

exscuse-moi Boulet
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Tom51
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Ven 5 Sep 2008 - 11:04

Oui le conflit les a forcer a créer en urgence la plus grande flotte maritime de l'époque.
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Périclès_72
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Dim 7 Sep 2008 - 21:16

par contre je me demande pourqoi les romains ne se sont jamais décourager d'avoir perdus leurs flottes plus d'une fois ? sa doit te What the fuck ?!? pale
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Pédro
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MessageSujet: Re: L'armée de Rome à l'époque des guerres puniques   Jeu 8 Oct 2009 - 21:16

Sans doute de la même manière qu'ils ne se sont pas découragés après la campagne d'Hannibal, après la défaite contre les Cimbres et les Teutons, après la défaite de Crassus en Parthie...

L'acharnement que les Romains déployaient dans la guerre était largement supérieur à celui de leurs adversaires. Cela fait parti de leurs valeurs ; c'est une idéologie qui admet pratiquement l'état de guerre totale, un investissement de toutes les forces vives de la res publica pour abattre ses adversaires. Ce sentiment est sans doute né lors des premières guerres que Rome mène contre ses voisins immédiats en Italie et notamment les Etrusques et plus encore contre les Latins et les Samnites ; ils n'avaient alors que deux alternatives ; vaincre ou mourir. Ils ont eu de la réussite et les valeurs qu'ils avaient suivi tout au long de ces multiples guerres sont restées au goût du jour, à tel point que lorsque Jovien, au IVe siècle ap. J.-C. signe une paix infamante avec les Perses, les auteurs romains crient au scandale.
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